Chirurgie bariatrique: une «deuxième vie» avec 228 livres en moins

Après être passé de 438 à 210 livres grâce à la chirurgie bariatrique, un homme de Québec veut sensibiliser les gens à cette question qui en a été une de vie ou de mort pour lui. «C’est une deuxième vie qu’on m’a donnée.»

La veille de son opération en mars 2011, Louis Fréchette pesait 438 livres. Inactif, dépressif et plus capable d’endurer le regard des autres qui était devenu encore plus lourd à porter que toutes ses livres en trop, il s’est lancé dans cette aventure qui lui a probablement «sauvé la vie».

«J’avais déjà essayé plusieurs régimes et j’avais essayé de m’entraîner. J’ai déjà perdu 100 livres, mais j’en avais repris 120 après. Je pensais de plus en plus au suicide tellement je m’étais fait écœurer dans la vie et que le regard des autres faisait mal», raconte l’homme de 41 ans, qui a aujourd’hui perdu plus de la moitié de son poids initial.

Prendre ses responsabilités

C’est une équipe de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ) qui lui a donné sa deuxième chance. Sauf que même avec la chirurgie, tout n’est pas gagné. La preuve, c’est que le taux de réussite de la chirurgie se situe aux alentours de 60 %.

C’est comme gagner le gros lot à la loterie du jour au lendemain et te faire dire : “Arrange-toi avec ça !’’ C’est l’inconnu qui est devant, tu ne sais pas quoi faire. Mais l’Institut donne des outils et moi j’ai choisi de les prendre. J’ai choisi de prendre mes responsabilités là-dedans», affirme-t-il à propos des services de nutritionniste, de soutien psychologique et de tous les efforts qu’il a mis à s’entraîner. «C’est pas juste le physique qu’on doit travailler.»

Tous ces efforts lui font toutefois dire que le jeu en valait la chandelle, autant pour lui que pour la société.

Parce que si plusieurs peuvent croire que « c’est la société qui a payé pour qu’il ne soit plus obèse », Louis Fréchette préfère plutôt le voir d’une autre façon.

«Le chirurgien me disait qu’après trois ans, j’ai remboursé mon dû à la société parce que je ne vais plus dans les hôpitaux», explique l’homme qui souffrait de plusieurs problèmes de santé avant son changement de vie.

Les maux derrière lui

Apnée du sommeil sévère, hypertension, diabète, douleurs articulaires, tous les maux de M. Fréchette sont maintenant derrière lui.

«Ça m’a permis de me connaître. C’est une renaissance complète. Je crois que si je ne l’avais pas fait, je ne serais plus ici», songe le dynamique gaillard qui s’entraîne maintenant trois fois par semaine.

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